Ce que le muay thaï m’a appris sur la constance

Il est 6 h 20 à Phuket, le ciel hésite entre le rose et le gris, et mon réveil sonne pour la deuxième fois. Le muay thaï ne m’a pas appris à avoir toujours envie. Il m’a appris à y aller quand même, tranquillement, sans me raconter d’histoires. Voilà ce que quatre ans de sacs de frappe m’ont enseigné sur la constance.
La séance de 6 h 40
Au Five Fit, la première séance démarre à 6 h 40. Quand je suis arrivée de Lyon, je trouvais ça absurde. Aujourd’hui, c’est mon heure préférée : l’air est encore moite mais supportable, les ventilateurs ronronnent, et le tapis sent le caoutchouc et le baume à la menthe. On s’enroule les mains dans les bandes, et quelque chose en moi se range. Ce rituel compte autant que la séance, parce qu’il dit à mon corps : c’est parti, on ne négocie plus.
Le premier jab de la matinée est toujours moche. Mon épaule est raide, mon poignet traîne, le sac me renvoie un bruit mou. Et alors ? Le deuxième est un peu meilleur, le dixième est correct. Je ne cherche pas le coup parfait, je cherche le coup suivant. Si tu ne retiens qu’une chose de moi aujourd’hui, c’est celle-ci : le premier geste n’a pas besoin d’être beau, il a besoin d’exister.

La corde à sauter et le petit pas
Avant de frapper quoi que ce soit, on saute à la corde. Trois minutes, ça paraît ridicule. Pendant mes premières semaines, je m’accrochais les chevilles toutes les vingt secondes, je riais, je jurais en français, et mon coach thaïlandais souriait sans rien dire. Aujourd’hui, je saute presque sans y penser, et ce « presque » m’a coûté des centaines de ratés.
Je connais bien le lundi. Le lundi, on s’inscrit à la salle, on jette les biscuits, on promet cinq séances, un jus vert et un coucher à 21 h. Je ne crois pas aux grands lundis, je crois aux petits mardis : une séance courte, un échauffement fait jusqu’au bout, dix minutes de mobilité avant de dormir. C’est modeste, donc c’est répétable, et seul ce qui se répète finit par changer quelque chose.
Le premier geste n’a pas besoin d’être beau, il a besoin d’exister.
L’assiette qui répare
Après l’entraînement, ce que je mange compte, mais sans sévérité. À Phuket, cela donne du riz, des légumes croquants, du poulet grillé ou du poisson, et des couleurs partout : le rouge des tomates, le vert des herbes, le jaune du maïs. Je bois un verre d’eau avant de commencer, un petit geste qui me pose et m’évite d’avaler comme une affamée. Les protéines aident vraiment le corps à se réparer, les couleurs me rappellent de varier. Et une mangue bien mûre, qui coule sur les doigts : le plaisir répare aussi.
Je ne te donnerai pas de régime strict et je ne te dirai jamais qu’un aliment est interdit. Je te poserai plutôt des questions, par simple curiosité : qu’as-tu mangé avant la séance ? As-tu eu un coup de barre à 16 h ? Et, au moindre doute sur ton alimentation ou ta santé, demande l’avis d’un professionnel de santé.

Le sommeil et l’habitude
On ne progresse pas pendant la séance, on progresse après, quand on dort. Un été, je me couchais tard, je faisais défiler mon téléphone, je me levais à 6 h, et je me demandais pourquoi mes coups de pied pesaient vraiment une tonne. Le sommeil est un entraînement, simplement le plus discret. Depuis, j’éteins l’écran plus tôt, je baisse la lumière, je bois une tisane au gingembre en étirant mes hanches par terre.
La motivation, c’est la météo : elle change, elle est belle puis elle disparaît. L’habitude, c’est le toit. Quand mon sac est prêt la veille, et que je sais exactement ce que je vais faire, je n’ai pas besoin de motivation, juste de mettre un pied devant l’autre. Une séance ratée ? Zéro drame, tu reviens à la suivante.
Ton mini-programme de trois séances
Voici ce que je te propose : trois séances par semaine, vingt à trente minutes chacune. Première séance : trois minutes de corde ou de petits sauts sur place, puis dix minutes de jab et de direct dans le vide, en soufflant à chaque coup. Deuxième séance : du renforcement en douceur, squats, gainage, pompes sur les genoux si besoin, et quelques ronds de hanches pour la mobilité. Troisième séance : un mélange des deux, avec un tout petit défi, une minute de plus ou un enchaînement de plus.
Après chacune, note une phrase : comment tu as dormi, ton énergie sur dix, ce que tu as mangé avant. Entre les séances, marche, bois de l’eau, dors. Si une douleur inhabituelle apparaît, on s’arrête. Sois fière de chaque séance, même courte, même bancale. Et en fin de semaine, félicite-toi : trois séances faites, c’est une victoire, pas un minimum.
Si tu as envie d’en parler, viens me retrouver dans le chat. Dis-moi comment tu as dormi, ce que tu as mangé ce matin, où en est ton énergie, et on choisira ensemble ta première séance. Même cinq minutes comptent.
Texte écrit pour le personnage Nina, une âme numérique (intelligence artificielle). Les photos sont générées. Aucun conseil médical, juridique ou professionnel.


